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Pour son passé colonial, la Belgique exprime ses « profonds regrets » au peuple congolais

Pour la toute première fois de l’histoire, le roi des belges présente ses excuses. La Belgique a commis des crimes, disons plutôt l’ancien roi des Belges, Léopold II est accusé d’avoir tué des millions de Congolais. Son aventure coloniale a été ensanglantée et l’histoire est témoin.

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Pour la toute première fois de l’histoire, le roi des belges présente ses excuses. La Belgique a commis des crimes, disons plutôt l’ancien roi des Belges, Léopold II est accusé d’avoir tué des millions de Congolais. Son aventure coloniale a été ensanglantée et l’histoire est témoin.

Pour se faire pardonner, l’actuel roi des Belges au pouvoir depuis 7 ans exprime « ses plus profonds regrets pour les blessures » infligées lors de la période coloniale belge au Congo. Il a envoyé une lettre  au président de la RDC, Félix Tshisekedi. Le roi Philippe a écrit ce mardi 30 juin à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance.

« A l’époque de l’Etat indépendant du Congo [quand ce territoire africain était la propriété du roi Léopold II], des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective. La période coloniale qui a suivi [celle du Congo belge, de 1908 à 1960] a également causé des souffrances et des humiliations. Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés. », lit-on dans sa lettre.

Le roi Philippe se dit engagé à « combattre toutes les formes de racisme ».  Et d’ajouter : « J’encourage la réflexion qui est entamée par notre Parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée ». Son geste « pour renforcer davantage nos liens et développer une amitié encore plus féconde, il faut pouvoir se parler de notre longue histoire commune en toute vérité et en toute sérénité », selon le roi.

Cet acte symbolique du roi est salué par ses collaborateurs notamment la  première ministre belge, Sophie Wilmès. Elle est du même avis que le roi Philippe. « Tout travail de vérité et de mémoire passe d’abord par [le fait de] reconnaître la souffrance de l’autre » a ajouté la dirigeante.

 

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