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Boeing ukrainien abattu : « une erreur humaine » est à l’origine de la catastrophe

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Un Boeing ukrainien a été abattu près de Téhéran, le 8 janvier dernier. La catastrophe a causé la mort des 176 personnes à bord de l’appareil. Ils sont majoritairement des Irano-Canadiens mais aussi 11 Ukrainiens, membres d’équipage, sont morts. Une « erreur humaine » est à l’origine de la catastrophe. C’est ce que révèle un rapport de l’aviation civile iranienne relayée par RFI.

Le Boeing ukrainien a été abattu pendant la nuit. Ce jour, les défenses aériennes de la République islamique d’Iran étaient en état d’alerte maximale par crainte d’une attaque américaine, rapporte RFI. « Car quelques heures auparavant, les Gardiens de la révolution attaquaient une base américaine en Irak à l’aide de missiles pour venger l’assassinat du général Qassem Soleimani, l’ancien chef du corps Qods des Gardiens de la révolution », précise le média.

Selon un rapport de l’aviation civile iranienne (CAO) publié, samedi 11 juillet, « un manquement dû à une erreur humaine dans le suivi de la procédure » serait à l’origine du drame. 176 passagers et membres d’équipage sont décédés.

Selon les informations relayées par RFI, L’opérateur du système radar aurait pu identifier sa cible comme étant un avion de ligne, mais il s’est trompé et a identifié l’avion comme un missile américain, révèle le rapport. Toutefois, si l’erreur humaine est « l’élément clef » à l’origine du drame, cette faute « est à l’origine d’une chaîne dangereuse (d’événements) qui bien sûr aurait pu être maîtrisée si d’autres mesures avaient été prises », rajoute ce rapport diffusé par la CAO comme un « rapport sur les faits » et non comme le compte-rendu final de l’enquête.

De plus, il y avait ce soir-là un problème de transmission entre l’unité de défense et le centre de coordination chargé de la protection de la capitale et de nombreuses communications avaient été brouillées, selon un général iranien.

L’Iran avait déjà reconnu « une erreur »

Le rapport pointe également d’autres dysfonctionnements. Le premier missile aurait été tiré par un opérateur « sans que celui-ci eut reçu de réponse du centre de coordination » et le deuxième missile a été tiré trente secondes plus tard en tenant compte « de la continuité de la trajectoire de la cible détectée ».

A l’époque, il aura fallu trois jours, le 11 janvier, pour que l’Iran reconnaisse avoir abattu l’avion « par erreur ». Et après plusieurs mois de refus, l’Iran a finalement accepté d’envoyer les boîtes noires de l’appareil en France pour analyser les données enregistrées.

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